Affichage des articles dont le libellé est CRITIQUES DE FILMS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CRITIQUES DE FILMS. Afficher tous les articles

lundi 23 juillet 2007

HALF NELSON **


Bande-annonce :

Site officiel :
Half Nelson - the film
Infos sur le film :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=109793.html

Ma critique :
HALF NELSON est l'histoire d'un instituteur qui se drogue, après avoir râté sa vie privée. Il ne lui reste donc plus que ses élèves, qui le maintiennent(quasiment à eux-seuls)en vie.

Si les passages des cours de cet instituteur, qui donne l'apparence d'être encore un étudiant contestataire plein d'espoir pour refaire le monde, et s'il expose avec justesse les limites de son métier(en rappelant, qu'il est un professeur qui fait partie du système en travaillant pour le gouvernement, tout en essayant de le combattre avec sa part d'influences).Il faut reconnaître, que certaines de ses idées peuvent être contestables, comme notamment sa définition de l'HISTOIRE(qui pour lui, semble façonnée de perpétuels changements). De la FRANCE, l'on a même du mal à comprendre ce qu'il veut dire, tant semble éloignés les raisonnements et les cours français. Ou encore, l'on ne sait pas trop quoi penser de ces histoires de contraires, qui de toute évidence semblent alimenter la haine entre les blancs et les noirs. Allant même jusqu'à dire que l'objectif premier des minorités, c'est d'être majoritaires. Ses paroles sont accablantes et marquées par la résignation.

L'on pourraît donc qualifier ce film, de raciste, s'il n'y avait pas cette amitié entre cet instituteur et cette jeune élève noire. Une amitié très pûre, et sans arrières pensées. Tout comme(apparement ou d'apparence) celle engagée avec un dealer, qui finit par lui proposer de livrer des drogues à ses clients(sachant, inconsciemment, qu'un enfant ne risque pas la prison, et pas grand chose, s'il se fait prendre).La suite, on la connaît, ou l'imagine. Le dealer tentera de prostituer la fille lorsqu'elle sera plus grande. Reste que cet homme semble exercer un charme particulier, et surtout attirer de la sympathie, avant que l'on nous confirme que c'est bien un trafiquant de drogue.L'on est donc prévenu.

Une drogue, qui ne semble pas faire perdre la tête à cet enseignant, en tout cas lorsqu'il enseigne. L'on pourraît même penser, qu'elle donne de l'énergie, et qu'elle fait développer les neurones du cerveau, ainsi que l'intelligence. D'où le réel problème de ce film. Car nul doute, que la drogue détruit l'homme, le cerveau et, la santé. Donc en fin de compte, je trouve ce film assez dangereux. Avec néanmoins, des belles scènes, lorsque notamment l'instituteur précise, que ce n'est pas parcequ'il a deux livres communistes dans sa bibliothèque(ou qu'il les a lus), qu'il est forcément communiste. Histoire de bien faire comprendre, que la loi du PATRIOT ACT, qui force les bibliothèques à contrôler et ficher les lectures et prêts des lecteurs, pour soi-disant la sécurité nationale, est complétement stupide.

Il faut bien faire comprendre, à ces intelligences artificielles qui contrôlent et régulent notre société. Que l'on peut lire des livres, pour les analyser et les critiquer. Ce que d'ailleurs, je fais personnellement.

jeudi 12 juillet 2007

LE CONTRAT ***


Infos sur le film
http://www.commeaucinema.com/film=le-contrat,82176.html
Bande-annonce










Ma critique :
L'on a qu'une envie après avoir vu ce très très bon film. Faire la peau aux critiques, qui se sont tous relayés pour descendre le dernier film de Bruce BERESFORD(le réalisateur de MISS DAISY ET SON CHAUFFEUR).
LE CONTRAT comporte de très belles scènes. Et ne cesse en fin de compte de surprendre. Incontestablement, il faut le voir en complément au film de Robert DE NIRO, RAISONS D'ETAT. Car il est aussi question de tueurs de LA CIA, et de manipulations des services secrets.

mercredi 4 juillet 2007

MR BROOKS****






MR BROOKS : BANDE ANNONCE VOST
envoyé par LaFab

Ma critique :
Mr BROOKS(qui sort en FRANCE, le 29 août 2007) annonçait le grand retour de Kevin COSTNER dans un film de haute qualité. Si ce film n'est malheureusement pas du niveau de DANSE AVEC LES LOUPS, ni du film de Brian DE PALMA, LES INCORRUPTIBLES. Il faut reconnaître, qu'il est dans son genre très étonnant.Jusqu'à cet épilogue très osé, qui ne manquera pas de faire parler de lui dans de longs débats philosophiques et même scientifiques(si ces derniers décident d'explorer de nouveaux horizons, ou d'êtres plus honnêtes et plus libres).
Mr BROOKS n'est pas un thriller comme les autres, ni un serial-killer de plus. C'est l'histoire d'un homme d'affaire au sommet, qui vit une double vie, et qui est poussé par des instincts meurtriers. Une maladie qui semble incurable.Mais ce qui semble le plus difficile à accepter et peut-être même à croire. C'est qu'il commet des crimes(une multitude de crimes)de sang froid, pour s'amuser, avec précisions et intelligences.Tout en se comportant comme un malade mentale possédé et influencé par un être diabolique interprété par William HURT, une sorte de personnage imaginaire, qui n'existe que dans le cerveau de BROOKS.
Si il est clair,que des gens peuvent se faire posséder et influencer par des voix électronqiues venant d'on ne sait qui, en étant les seules personnes à entendre ces voix. Etre la seule personne à voir quelquechose ou quelqu'un sans attirer l'attention(ce que ne fait pas MR BROOOKS dans ce film)paraît difficile à croire. Le film manque donc de crédibilités à ce niveau-là.Personnellement je sais que l'on peut voir des choses et des êtres d'autres dimensions en utilisant nos sens différemment.
Le film va de rebondissements en rebondissements. Et de surprises en surprises. Le suspense est donc insoutenable. Et préserve aussi son côté polémique et discutable, en parlant d'une éventuelle maladie génétique transmise de parents à enfants. Ce qui ne plaira pas à tout le monde. Il paraît en tout cas évident, qu'il faut tenter de déceler ces gênes le plus tôt possible pour pouvoir combattre et vaincre la maladie. Sans pour autant condamner à mort une personne dès la naissance, sous prétexte qu'elle pourraît hériter des gênes d'un sérial killer. Diificile à accepter, surtout si le serail killer en question n'en était pas un. Nous savons tous, que la spécialité de certaines personnes, c'est de faire croire n'importe quoi, et d'inventer des histoires, pour profiter, léser, dominer et spolier des familles qui n'ont rien à se reprocher.
L'autre intérêt de ce film, c'est qu'il tend à nous persuader que la réincarnation existe dans une sorte de monde virtuel(comme l'avait déjà suggéré VANILLA SKY et OUVRE LES YEUX, voire plus récemment NEXT).
Un film vraiment étonnant.
Pour le plaisir les bandes annonces des deux meilleurs films de Kevin COSTNER




Les Incorruptibles - Bande Annonce
envoyé par Kronos59



Extrait de DANSE AVEC LES LOUPS

mardi 3 juillet 2007

THE GOOD SHEPHERD*****


Site officiel :
http://www.thegoodshepherdmovie.com/
Bandes Annonces : Raisons D'état
Infos sur le film :
http://www.commeaucinema.com/film=45773.html




J'ai enfin pû voir ce film, après une longue attente. Plus de 5 ans ont été nécessaire pour que ce film sur les origines de la CIA, finisse par se faire.La sortie française(prévue pour le 04 juillet 2007)a sans cesse été repoussée. Ce qui prouve, qu'il y a quelquechose qui ne va pas en FRANCE. Le film injustement ignoré aux derniers oscars, est pourtant un véritable chef-d'oeuvre au même titre que LA VIE DES AUTRES(film sur la STASI, récemment sorti sur nos écrans). S'il est moins émouvant que ce dernier. Techniquement il est meilleur. Et il comporte de nombreuses scènes méthodiques, précises et originales(mais très vraies). Tout est bien expliqué, et tout semble parfait. Son seul "défaut" c'est d'être trop court(il ne fait que 2h40). La musique est somptueuse(je la fredonne encore dans ma tête), ainsi que nombreuses scènes. Comme notammant cette superbe scène, où Edward WILSON jette un regard à celle qu'il aime, au moment où son ami, lui apprend que sa soeur est enceinte de lui.
Edward WILSON fût en quelque sorte "l'âme" de la CIA. Son histoire montre, outre les terribles choix qu'il dût faire pour sauvegarder des secrets(ou en soutirer) et faire passer son travail avant sa vie de famille.Les incroyables rites de la confrérie SKULL and BONES, très proche des francs-maçons.
Robert DE NIRO a osé faire ce que l'on attendait. Même si il y manque certainement, des scènes qui décrivent plus de méthodes de tortures(voir entre autre, le livre de Gordon THOMAS, LES ARMES DE LA CIA, pour en apprende plus à ce sujet). Maintenant, l'on aimerait que l'on nous montre la partie la plus moderne de la CIA, celle qui utilise une technologie incroyable, et qui fait découvrir la vérité sur notre monde et notre existence. Car "lorsqu'on connaîtra la vérité, la vérité fera de nous, des hommes libres".
Chaque scène vaut le détour, et a été réalisée méticuleusement. Comme cette magnifique scène où Edward WILSON brûle un papier.
Du très grand art !

Interview de Robert DE NIRO :

vendredi 29 juin 2007

ROMAN DE GARE ****







Un thriller manipulateur, d'une grande originalité, qui décortique à merveille la technique d'un nègre écrivain(qui pourraît être tout aussi bien cinéaste)pour rechercher le sujet de son prochain roman. Et je dois dire que cette méthode est tout à fait convaincante et efficace. Mais cet aspect du film n'est connu que dans la deuxième partie. En premier lieu, l'on est complétement scotché sur notre fauteuil, car tout est mis en place pour nous préparer à un carnage à la HITCHER. Dans la première partie du film le spectateur ne sait pas à qui il a faire. A la radio, l'on nous apprend qu'un sérial-killer pédophile magicien s'est échappé de la prison. Or l'inconnu incarné par Dominique PINON semble être cette personne. Il acoste les petites filles, fait de la magie et parle en plus de tueurs en série. Tout le monde en est convaincu sauf celle qui semble être sa prochaine victime. Ce qui semble tout de même un peu bizarre. La vérité, c'est que cet écrivain à la recherche d'inspiration essaye de se faire passer pour lui, pour donner du piment à son prochain livre et bien-sûr(dans le cas du réalisateur)tromper le spectateur. Après avoir cru que le tueur en série était en fin de compte tombé amoureux de l'une de ses victimes. Ce qui semblait vraiment indigeste(puisque ce type d'histoire a déjà été exploité dans le film d'ANNE FONTAINE, ENTRE SES MAINS).L'on ne peut-être que surpris de l'issue de cette histoire, et en même temps un peu septique tout de même(car il faut reconnaître qu'il est un peu trop facile de tromper les spectateurs avec le pouvoir des images et du cinéma). Mais bon après mûres réflexions, l'on pourra apprécier cette fantaisie artistique rafraîchissante et qui semble être une variante plus osée du SILENCE DES AGNEAUX, ou du film de Martin VALENTE, FRAGILES, sorti la semaine précédente. Attention tout de même à ne pas trop utiliser cette nouvelle mode dans d'autres films. Car je dois dire, qu'on risque de s'en agacer et lasser très rapidement. L'avantage du film de Claude LELOUCH, c'est qu'il est intelligent et inquiétant. Il témoigne que le métier de nègre peut-être dangereux. Car ces gens qui ont les moyens de s'en payer, sont certainement prêts à tout pour s'approprier l'oeuvre d'autrui et à ce que la vérité n'éclate pas au grand jour. Cette vision de ce métier égratine donc très sévèrement l'image des célébrités en général. Et visent bien-sûr, celles qui font appel à d'autres personnes pour faire le travail à leur place. "Engros", ils n'ont juste qu'à mettre leur nom sur la couverture ou l'affiche. ROMAN DE GARE est le complément indispensable de IMPOSTURE de Patrick BOUCHITEY(celui qui arrive à faire parler les animaux, ce qui est un réel mérite), et un grand cru(ce n'est d'ailleurs pas un hasard, s'il est question de "treize"grands vins dans ce film. Et s'il est question de litres et de ratures(comme le dit si bien l'un des personnages).Et ce n'est non plus pas un hasard si Claude LELOUCH s'auto-félicite, en encensant le livre(qui est l'histoire de ce film, seul le titre diffère.Et s'il se nomme DIEU EST UN AUTRE, ce n'est non plus pas une coincidence) lors d'une émission télévisée. Cette réelle marque de confiance en soi, en son oeuvre et en son talent peut néanmoins agacé et être perçu comme quelquechose de prétentieux. Du reste le film est reparti de CANNES sans prix. Après avoir passé un très bon moment, l'on pourra se demander si en fin de compte celui qui pourraît réaliser les films à la place de Claude LELOUCH, ne se nommerait pas Hervé PICARD.



Making of

lundi 25 juin 2007

OCEAN'S 13*



Troisième volet de la vie des casseurs les plus célèbres d'HOLLYWOOD. OCEAN'13, avec AL PACINO, doit avant tout être vu comme une comédie. Il n'y a dans ce film quasiment rien de crédibles. Et le spectateur ne fait que regarder, sans vraiment savoir si ce genre de casses est possible.Cependant, il y a le plaisir de retrouver tous ces acteurs, et celui de voir un peu de technologie ultra-sophistiquée(mais déjà vu, dans LES EXPERTS). Mais beaucoup moins inventive que dans le deuxième volet(avec l'image d'un oeuf en diamant virtuel qui remplaçait pendant quelques minutes, l'original).
Autre erreur majeur de ce film, c'est de laisser à Danny OCEAN(interprété par George CLOONEY)annoncé la primeur de son arnaque à Willie BANKS(interprété par AL PACINO), plutôt que de laisser le plaisir de la vengeance, à celui qui est la raison de ce casse, c'est à dire celui qui s'était fait ridiculisé par BANKS, à savoir Reuben TISHKOFF(interprété par ELLIOTT GOULD, tout de même).

vendredi 8 juin 2007

BOULEVARD DE LA MORT****


Site officiel :
BOULEVARD DE LA MORT - Un film GRINDHOUSE

Si l'on peut y voir une ressemblance frappante avec DUEL de Steven SPIELBERG. Le dernier film de Quentin TARANTINO surprend et, est tout autant terrifiant et inventif, qu'abusif. Le réalisateur de KILL BILL et PULP FICTION s'amuse avec les nerfs du spectateur. Et je dois dire que c'est une expérience assez incroyable à vivre. Mais il faut aussi rester crédible, ce que ne fait pas vraiment la scène poursuite finale, où les femmes cascadeuses prises en chasse par le tueur de la route, Mike le cascadeur interprété par Kurt RUSSEL, font semblant de ne pas réfléchir. Je ne doute pas qu'il existe des gens qui ne réfléchissent pas. Mais lors de cette scène l'on attend avec impatience et angoisse que la femme sur le capot de la voiture passe par le pare-brise(et donc que ses amies le casse), où bien que la conductrice ou la passagère d'à côté prennent l'arme à feu pour tirer sur la voiture folle et le conducteur. Ce qui n'arrive pas, bizarrement. Pire, elles n'osent même pas l'envisager une seule seconde. A l'arrivée, le spectateur est pris pour un imbécile. Alors que le film en lui même est d'une qualité exceptionnelle, mais de toute évidence saboté par cette énorme abérration. Vraiment dommage !

Bande-annonce



Boulevard de la Mort ? Bande annonce - VO
envoyé par TFMDistribution

Les 12 meilleures minutes du film
(pour ceux qui ont déjà vu le film)

Death Proof / le boulevard de la mort ah!ah/ Grindhouse 2007
envoyé par goredirty


COTATIONS DES FILMS VUS EN 2007

mercredi 6 juin 2007

PREMONITION*




Imaginez que vous vous réveillez dans le passé, à quelques jours d'intervalle. Imaginez que celà se reproduise plusieurs fois. Que feriez-vous pour changer ce qui ne vous a pas plû ? Et surtout pourriez-vous changer quoi que se soit ? Peut-être bien, mais en maîtrisant le système. La plupart des films comme PREMONITION(qui doit sortir en France fin août)tend à nous montrer des personnes qui en réalité n'arrivent pas à changer le cours de l'histoire, mais au contraire découvrent que c'est au moment qu'ils veulent changer les choses, qu'ils s'aperçoivent que ce sont ces tentatives qui provoquent ce qu'ils ont tenté d'empêcher. Bien-sûr, ce serait une excuse de plus pour ne rien faire.
Je suis certain que tout le monde n'est pas traité et utilisé de la même façon. Et je suis certain, qu'il y en a qui modifie le passé ou qui pourraît le faire. Apparemment, c'est un droit qu'une élite s'est réservée à elle seule(ou qu'elle garde sous contrôle).
PREMONITION est assez bien conçu, et à sa façon original(il apporte un plus à ce genre de films). Mais je trouve que la fin est vraiment trop mauvaise.Le personnage de Sandra BULLOCK(celle qui veut modifier le passé)a une attitude irresponsable et pitoyable au moment de la scène capitale.
Reste, que ce film me permet de vous rappeler que j'ai vécu des expériences temporaires paranormales. Certes à priori(et dans mes souvenirs)pas très longues, 30 minutes en avant, ou 1heure en arrière. Mais bien réelles. Donc ce genre d'histoires n'est pas stupide. Mais en fin de compte possibles. Et apparemment sous contrôle d'êtres mystérieux ou secrets(humains-extra-terrestres-robots, tout est possible).

vendredi 18 mai 2007

ZODIAC**


Thriller manipulatoire, qui s'il est bien filmé, ne débouche concrètement, sur pas grand chose.
La nouvelle mode annoncée par HOLLYWOODLAND(dèjà très moyen) est semble t'il ?, aux films policiers d'enquêtes(et d'investigations ?)non résolues.
Le spectateur devant à priori, se faire son propre jugement sur les affaires non élucidées par les officiels et les médias.
Seulement voilà, la plupart n'ont pas tous les éléments entre les mains pour prendre une décision valable, voire avoir une opinion. Le spectateur ne regarde que des films(et jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas son cerveau qui les fabrique tout seul). Ce qui constitue un problème.
Qui croire ? Que croire ? Compte tenu que les cinéastes ont tendance à inventer ou tout déformer(certes ce ne sont pas les seuls, mais ce n'est pas une excuse).
ZODIAC est globalement l'équivalent d'un épisode d'une série policière américaine, tournée avec de gros moyens et avec classe et un style digne des plus grands films hollywoodiens. Ce qui est malgré tout aucunement suffisant pour me satisfaire. Du déjà vu, avec cette fois-çi, une fin qui tend à nous faire comprendre que la police et la justice américaine n'a pas fait du bon travail dans cette affaire(et dans certainement beaucoup d'autres malheureusement). C'est d'ailleurs un problème que chaque pays rencontre.

lundi 14 mai 2007

LA FAILLE*** : LES DELIRES DE LA JUSTICE



Ce COLUMBO moderne assez intelligent, a le mérite de relancer l'anomalie judiciare qu'est la fameuse loi qui n'autorise pas que l'on juge deux fois une même personne pour la même affaire.
Il faut par ailleurs, rappeler que cette loi figurait dans la constitution européenne. Ce qui est bien évidement inacceptable. Non seulement, il est me paraît normal de juger une personne une deuxième fois, si l'on découvre de nouvelles preuves, et si l'on est sûr qu'elle est coupable, alors qu'elle est en liberté. Mais en plus, j'estime qu'il n'est pas trop abusif, de rejuger une personne, si l'on estime que la condamnation n'a pas été assez sévère, ou au contraire trop sévère.
Je suis également totalement opposé à la prescription des faits. C'est pourquoi j'estime que ces deux vices de fonds doivent être retirés de la constitution européenne(qui est actuellement révisée)et de la constitution américaine.
Ces deux anomalies mentales sont à mes yeux une honte. Et porte incontestablement préjudice à l'humanité toute entière.
Lire aussi les COTATIONS 2007

lundi 30 avril 2007

LES OUBLIES DE JUAREZ****



Tout d'abord j'estime qu'une nouvelle fois STUDIO-MAGAZINE a dépassées les limites. Il faut boycotter cette revue. Les critiques sont mauvaises et malsaines. Beaucoup de journalistes critiquent des films sans que leurs critères ne soient valables. Et semblent se foutre de la gueule du MEXIQUE(cf LES OUBLIES DE JUAREZ), ou de l'AFRIQUE(cf BLOOD DIAMOND), et j'en passe. Bref ils n'aiment pas les films d'investigations réalistes, politiques, basés sur des histoires vrais. Or s'il y a bien des films qui doivent être moins critiqués que les autres, ce sont bien ceux-là(surtout lorsqu'ils sont très bons).

LES OUBLIES DE JUAREZ est un très beau film. Malgré quelques détails techniques pas emballants(les flashs-backs, les images de Martin SHEEN dans l'imprimerie de son journal, ou parfois des images poussiéreuses et mal éclairées).

LES OUBLIES DE JUAREZ parle de viols et d'assassinats de femmes ouvrières*, qui sont embauchées dans des usines mexicaines, qui apparemment travailleraient pour des grandes marques internationales, et principalement américaines. Un pamphlet contre un côté caché de la mondialisation et du libre-échange. Un film courageux, et le complément indispensable à FAST FOOD NATION, autre très bon film sur les relations mexico-américaines.

Si Antonio BANDERAS a vraiment un second rôle(celui d'un journaliste mexicain). Jennifer LOPEZ porte avec engagement, et passion ce film sur ses épaules(elle a d'ailleurs été récompensée par AMNESTY INTERNATIONAL, récemment).

Par contre, le film reste ambigu, trop vague et même peut-être trompeur, lors notamment d'une scène,où l'on voit une adolescente qui vient d'être violée, être amoureuse d'un célèbre chanteur mexicain, qui pourrait avoir des relations étroites avec ses violeurs. Ce qui en dit long sur les relations du SHOW-BIZZ(cf notamment le film LA MOME, où l'on voit Edith PIAF être entourée de malfrats). Malheureusement, beaucoup semblent aveugles, sous-prétexte que se sont des stars, et continuent à les idôlatrer, pour se rattacher à quelquechose ou à quelqu'un, en ignorant tout de leurs vies privées. Personnellement, je préfère me rattacher, me consacrer et m'identifier à ma propre oeuvre, plutôt que d'idôlatrer quelqu'un, ou quelquechose, qui pourraît être un robot, un anonyme qui met le masque d'une star qui n'existe pas, ou même être un clône virtuel, voire un extra-terrestre qui ne montre pas son vrai visage, ou quelqu'un qui cache sa véritable apparence, ses véritables handicapes ou maladies.
*Pour précisions, si 400 est le chiffre officiel de la police mexicaine. Le vrai chiffre semble être plus proche de 5 ou 6000.

NEXT*



Habituellement, je suis gentil avec les films de science-fiction, qui sont courageux. Mais celui-çi est vraiment très moyen, et beaucoup trop court.

Bien-sûr, il y a l'originalité du personnage(apparemment crée par Philip K.DICK. Encore lui! Il faut croire que c'est le seul qui écrit des nouvelles de sciences-fiction)qui voit son avenir, 2 minutes avant qu'il se passe. Ce qui semble également trop court pour être très crédible. Et ce qui laisse très peu de temps pour agir, voire lui venir en aide. Pourtant, ce personnage s'en sort toujours. Il sait où il faut passser, pour que rien ne lui tombe dessus, ou pour éviter des balles(tout en étudiant toutes les combinaisons possibles). Bref, un James BOND voyant-robotisé, qui semble indestructible.

La vérité, c'est qu'un homme et une femme peuvent-être sauvés, et donc il ne peut rien leur arriver, si l'on se sert de leurs destins pour veiller sur eux.Mais de là à devenir une espèce de surhomme ou de super-héros qui passe au travers de tout, comme dans de ce film. C'est un peu dûr à avaler.

mercredi 25 avril 2007

TRES BIEN MERCI*




Alex,un expert-comptable blasé et dégoûté de ce qu'on lui fait faire, va petit à petit être déstabilisé et perdre ses repères. Cette folie passagère va le pousser à se mettre à dos des policiers pas très sympathiques(et qui de toute évidence abusent de leur statut), à la suite d'un contrôle d'identité, que ce dernier observe avec provocation.
Malgré un sujet ambitieux, et prometteur(d'après certains échos), ce film n'est pas aussi dénonciateur que prévu. Il est même très peu efficace. Car il faut bien comprendre que ce personnage incarné par Gilbert Melki est tout de même proche de la folie. Pour moins que ça, de nombreux saints d'esprits se sont fait internés plus longtemps ou définitivement(sans pouvoir s'en remettre ou sans pouvoir sortir), et ont été beaucoup plus mal traités que lui.
Pour moins que ça, de nombreux saints d'esprits ont été poussés au suicide ou à la folie(par notamment des traitements expérimentateurs et casseurs). Pour ces cas, le seul moyen de guérir, c'est de ne plus prendre de traitements(ou en tout cas de ne plus prendre ceux qui les rendent malades).
Emmanuelle Cuau, réalisatrice de ce film(qui a mystèrieusement disparue des écrans depuis Circuit Carole, tourné en 1995) a choisi de victimiser un comptable(qui ne supporte pas de faire un travail plus honnête), qui fûme dans le métro, et qui n'est pas content de se prendre une amende(pour moins que ça, certains ont été poussés sur les rails,...non, je rigole). En réalité, quoi de plus normal que de s'en prendre une...amende bien-sûr.
Ensuite on le voit s'arrêter bizarrement pour regarder un contrôle d'identité.
Tellement bizarrement, qu'il apparaît presque logique de le faire interner. Seulement, ça, c'est l'étape d'après. Avant, il y a la prison pendant une nuit(pour casser les soi-disant fauteurs de troubles, ou certaines gênes).L'on n'ose pas imaginer, ce qui se passe dans ces endroits, et ce que font certains policiers. J'en ai malgré tout une petite idée.
Cet homme a de la chance, d'être remis en liberté le lendemain. Mais ignorant et naif, comme il est, il va vouloir se plaindre dans le commissariat, qui vient de l'incarcérer. Seul contre tous, pour revendiquer ses droits. La réalité, c'est que si l'on se plaint de la police au palais de justice, le parquet envoie la plainte au commissariat touché par la plainte(attention les yeux , pour la faire valider).Il ne faut pas se mélanger les pinceaux.
A force d'insister, Alex va finir par discréditer sa cause, qui est malgré tout légitime(malgré son comportement très bizarre), car il a été mal traité. A ce moment, son combat paraît être perdu, et même ridicule. Il va donc se faire interner dans un hôpital psychiatrique.
Malheureusement, Emmanuelle CUAU oublie(volontairement ?)(par censures, pressions ou autres raisons)d'aborder le sujet qui fâche, et qui est le plus symbolique dans ces internements d'office demandés par la police. Elle oublie de parler de la fameuse annexe de la préfecture de police basée à ST ANNE(ou de ses petits frères et soeurs), chargée de faire des examens psychiatriques pour statuer sur le sort des détenus. Ce lieu(menacé de fermeture) est un espace de non-droit, où les abus les plus fous se passent(l'inimaginable). Tout est permis, quand il s'agit de pousser au suicide quelqu'un ou de le faire passer pour un fou.
Des animaux de la préfecture(des phoques apparentés aux reptiles)n'hésitent pas à injecter des piqûres qui cassent et droguent les internés pendant plusieurs jours(histoire de faire croire, qu'ils ne sont pas bien). Le traitement est tellement fort, qu'ils n'ont plus envie d'uriner. Donc plus la nécessité de taper contre la vitre pour se faire entendre. Ces animaux mériteraient d'être exécutés. Je n'ose imaginer, le nombre de victimes, et ce qu'ils ont réussi à faire croire.
Cet expert-comptable va bien-sûr perdre son poste à la suite de cet internement catalogué dans ceux demandés par des tiers(parceque ces animaux ont fait signé à sa femme un papier le demandant, à son insu ? Certes(dans ce film), mais il y en a tout de même qui font bel et bien internés leurs maris, et d'autres(des tiers et des victimes)qui sont obligés de signer par peurs d'éventuelles complications et représailles).
Bien-sûr, ces signatures obtenues par la force ou dûperies doivent être sévèrement sanctionnées. Bref, les malfrats doivent subir les pires châtiments.
Alex, une fois libre, et plongé cette fois-çi dans le désespoir, va se mettre à boire. Et avoir un accident qui reste bien flou. Non seulement, on ne le voit pas. Mais en plus, il semblerait qu'il aît pû vouloir se suicider. Ce qui revient à penser que les médicaments aient pû le pousser à cette folie. Certains le font, une spécialité de la maison. Seulement voilà, Emmanuelle CUAU montre un personnage en train de boire. Donc l'on oublie les médicaments.
D'autre part, elle semble également confondre psychiatrie et asile. Cet expert-comptable déboussolé côtoie apparement de vrais fous. Or, il faut rappeler qu'il y a plusieurs niveaux d'hospitalisations. Et il est peu probable, que ces hôpitaux mélangent toutes sortes de malades. Même s'ils pourraient le faire, pour punir certaines personnes.
Enfin, grâce à l'aide d'un ancien collègue(lui aussi licencié), Alex va finalement décider de faire des faux papiers et faux diplômes sur internet pour pouvoir décrocher un job, et même avoir un meilleur poste que le précédent. Ce qui laisse supposer que de nombreux imposteurs dirigent notre pays et des entreprises. Ce qui est cette fois-çi sûrement vrai.

vendredi 13 avril 2007

GOODBYE BAFANA****



Si ce film était sorti pendant l'apartheid ou quelques semaines après la libération de Nelson MANDELA, tout le monde aurait crié au chef-d'oeuvre. Malheureusement cette magnifique histoire, remarquablement mise en image par le réalisateur de PELLE LE CONQUERANT n'est en fin de compte pas assez franche, et finalement pas assez respectueuse du public. Bille AUGUST a commis une erreur majeure en arrêtant son film à la date de la libération de Nelson MANDELA, le 11 février 1990, qui pousse à nous faire croire que l'AFRIQUE DU SUD NOUVELLE est devenue un modèle de démocratie et un pays de rêve et d'égalité. Ce n'est malheureusement pas le cas. Des noirs sont toujours mis à l'écart, et pas encore indemnisés équitablement, et des blancs sont chassés ou tués sans qu'ils aient forcément quelquechose à se reprocher. La cohabitation dans ce pays n'est pas de tout repos. D'autant plus que le virus du SIDA fait des ravages sur la population noire notamment. Il n'est pas impossible de découvrir que le sida a été propagé volontairement dans ce pays par des groupes d'extrêmes droites.

Un film à ne manquer sous aucun prétexte tout de même. D'autant plus que le livre témoignage adpaté de James GREGORY, le chef de camp ami et confident de Nelson MANDELA semble indispensable pour mieux comprendre ce régime, qui fonctionnait à la manière de la STASI(il y a donc bien-sûr des similitudes entre l'organisation afrikaner et la stasi, qui rappellent inévitablement les nazis).

Le côté sombre de cette histoire, c'est finalement cette relation assez ambigue entre GREGORY et MANDELA. GREGORY, qui doit renseigner ses patrons en espionnant et contrôlant le réseau MANDELA va fournir des informations, qui feront assassiner un certain nombre de ses membres. Si ce gardien de prison ignorait(mais les avait devinées) à priori les intentions de ses supérieurs. L'on se demande(en tout cas d'après ce film)s'il ne préférait pas voir MANDELA en prison(une part d'énigme demeure). Vers la fin sa relation avec MANDELA(lorsqu'il était simplement sous résidence surveillée) semblait être devenue celle d'un employeur et d'un employé. Or si GREGORY était en quelque sorte le chef de la sécurité qui protégeait MANDELA. Il n'empêche que MANDELA semblait encore à l'époque être contrôlé et prisonnier de cette sécurité. Comme le sont des célébrités, qui ne peuvent plus sortir dehors. Reste à savoir si le personnage MANDELA, et tous les droits qui vont avec, n'auront pas finalement été exploité par des réseaux plus pourris les uns que les autres. Ce qui semble malheureusement plus que probable.

A lire également des articles d'autres sites sur L'AFRIQUE DU SUD:

L'AFRIQUE DU SUD APRES L'APARTHEID
LA CHASSE AUX FERMIERS BLANCS
PAYSANS SANS TERRE D'AFRIQUE DU SUD

Autres films :
LES FILMS DE 2007-ANALYSES ET CRITIQUES-

ANNA M.**




Un film angoissant qui décrit avec une certaine justesse(et sans dériver dans l'horreur)la folie d'une femme suicidaire, qui tombe amoureuse d'un homme marié, qui ne peut l'aimer(un chirurgien qui réussit à lui sauver ses deux jambes, après qu'elle se soit jetée sur une voiture qui roulait à plus de 100km/h). Ce miracle reste tout de même peu crédible. Il est donc fortement déconseillé de tenter la même chose. Car il est peu probable, que vous tombiez sur un chirurgien aussi bon que lui.
Cette maladie d'amour(assez courante en fin de compte)avait déjà été mise en image dans A la folie, pas du tout.

Mais cette fois-çi, Michel Spinosa s'attarde sur le côté dramatique du problème, et non comique.
La terrible folie de cette femme est vraiment touchante, puisqu'elle représente à sa façon l'amour impossible et stupide, qui touche bons nombres de gens ordinaires.
Si cette femme, qui ne cesse d'espérer, de déformer et d'interpréter la réalité à sa façon pour se persuader à elle-même, que ce chirurgien l'aime, fait de la peine à voir. Mais est aussi très difficile à comprendre et à cerner. Ses réactions imprévisibles sont donc à la base du suspense de ce film. Et sa maladie difficilement soignable et mal traitée, un vecteur à rebondissements, qui peut à force en agacer plus d'un. Car il faut bien comprendre que cette amour à sens unique, ne pourra jamais aboutir(et en plus, est qui plus est récent, sans qu'on n'en cerne le pouvoir).
L'on peut donc penser, qu'il pourraît être passagé(le temps que cette femme fasse de nouvelles rencontres, et s'attache à d'autres personnes), qui l'occuperaient ou s'intéresseraient à elle.
Avec le temps, l'on se dit qu'elle pourraît oublier, renoncer(puisqu'il ne l'aime pas), et se lasser, voire surtout en être dégoûtée.
Ce qu'elle est apparemment décidée à faire, avant que ce soit son psychiatre, qui lui redonne un espoir maladroitement, sans connaissances de causes, par incompétences, et peut-être même par vices(histoire de faire tourner son économie).
Un beau film, passionnnant, mais qui semble néanmoins inabouti. Car en fin de compte, il ne propose ou ne montre pas de remèdes miracles contre ce mal. Sauf peut-être de se boucher les oreilles, lorsqu'un psychiatre vous parle.
A noter également, les belles scènes où l'on voit ANNA se venger d'être repoussée. Prouvant par la même occasion, qu'avec la technique, des femmes peuvent arriver ou tenter à faire croire n'importe quoi à la police ou à l'entourage, pour salir une réputation. Une véritable école, et une véritable industrie.
Ce qui est peu commun dans ce film, c'est que la femme du chirurgien ne doute apparement pas une seule seconde de la fidélité, et de l'honnêteté de son mari(ce qui serait presque un reproche fait à ce film).
Bien-sûr, il est aussi facile de condamner à la folie des maîtresses trahies par des hommes qui préfèrent rester avec leurs femmes, pour des raisons qui sont faciles à imaginer(l'argent-l'habitude-les enfants...).
D'où les dangers de simplifier des analyses, en généralisant et banalisant des cas exceptionnels, qui pourraîent servir et couvrir des criminels.
Ce qui peut incontestablement et irrémédiablement gêner dans ce film, c'est que ANNA M., interprétée par Isabelle Carre, n'est pas môche, ni pauvre. Cette femme désirée par d'autres hommes, ne recontre donc pas de problèmes sociaux, ni de problèmes d'argents. Elle a des soutiens(une amie et sa mère), et certainement une rente et des économies, qui lui permettent de survivre, et de dépenser sans compter. Ses moyens semblent presque illimités. Ce qui n'est pas le cas pour une femme pauvre, surtout si elle est môche. Pour ces femmes-là, la maladie est normalement plus difficilement guérissable, quoique plus facile à identifier. Leurs problèmes ne peuvent qu'en être que plus difficilement réglés, et les font rentrer dans un interminable engrenage. Si elles ne sont pas aidées correctement. C'est à dire de toutes manières utiles(et notamment socialement-financièrement, et psychologiquement).

mercredi 11 avril 2007

LE CANDIDAT***



Un film politique français très attendu. Mais avec un scénario assez bizarre tout de même. D'entrée, l'on est plongé entre les deux tours de la présidentielle. Sans rien connaître de ce candidat(qui, dans les coulisses, cafouille et fait preuve de faiblesses inimaginables pour un homme politique). A priori, on a l'impression de voir un homme comme tout le monde, qui aurait été choisi pour être manipulé et pour perdre. Bien entendu, l'on pense irrémédiablement au film américain MR SMITH au SENAT de Frank CAPRA. Et à un film, à priori hors du temps, qui semble plus proche des ETATS-UNIS, que de la FRANCE. D'autant plus que ces deux candidats semblent de droite.
Si cette histoire nous fait penser au duel hypothétique du second tour entre Nicolas SARKOZY et François BAYROU(ce qui serait le reflet d'un certain malaise institutionnel). L'on peut également imaginer que la gauche au pouvoir pourraît être représentée par l'un des deux candidats, qui se trouvent donc être sous la dépendance et l'influence d'hommes puissants en accord avec la droite. Un soupçon plane donc d'une certaine façon autour de Ségolène ROYAL, d'autant plus qu'elle a été très vivement encouragée par Bernardette CHIRAC(on a même le sentiment, que c'est cette dernière, qui a décidé de sa candidature).
Si le film décrit avec une réelle effficacité quelques types de manipulations mis en place par les grands groupes pour se servir d'hommes politiques gênants ou susceptibles de l'être. L'on ne peut que déplorer une nouvelle fois l'absence de propositions et d'engagements politiques des candidats. Il n'est içi, question que d'international, c'est à dire, ce qui touche le moins de près les français. Et ce qui semble pourtant pour les partis, être primordial pour déterminer et sélectionner le futur... vainqueur.
Il nous reste donc plus qu'à attendre la fin des élections pour connaître le résultat et la fin du film(car l'on ne sait même pas, si ce candidat manipulé est président). Niels ARESTRUP ayant apparemment préféré soustraire toutes formes d'optimismes ou d'euphories, qui pourraient être(peut-être) illusoires. Ce qui présente des avantages et des inconvénients.Cette vision très sombre et très noire du milieu politique français risque donc de ne pas émouvoir, ni toucher un public en recherche d'émotions et de bonheur.

SEGO ET SARKO SONT DANS UN BATEAU...**


Outre le fait que le documentaire de Karl ZERO ne tient pas compte de la réelle remontée de François BAYROU(compte tenu qu'à priori, il ne pouvait pas deviner)(L'on ne voit que quelques secondes le candidat de l'udf, dans la fameuse scène où il gifle un enfant en train d'uriner sur son pantalon et de tenter de lui ouvrir la braguette). Son reportage intéressant et assez pertinent par moment(notamment sur l'immigration, voire SANGATTE) est tout de même trop incomplet pour rester dans les annales et être assez influençable. Et il est à double tranchant pour notamment Nicolas SARKOZY(Karl ZERO ayant apparemment choisi de passer un bêtisier de ses émissions avec le candidat de l'ump).
Dans un premier temps, l'on voit un Nicolas SARKOZY sous un nouveau visage(fatigué-blasé-presque découragé(sûrement avant les élections de 2002, on le voit même avec un oeil au beurre noir, qui laisse envisager que des réseaux mafieux tournent autour de sa famille), et blagueur...), de toute évidence, il recherche en Karl ZERO un ami. Mais il faut reconnaître aussi que cette attitude en dit long sur son état d'esprit(il va même traité maladroitement ses associés ou relations de nuls et d'incompétents). Et dans la deuxième partie Karl ZERO semble être complétement dégoûté par ce qui fût une sorte d'ami(ils se tuttoient). L'attaquant intelligamment sur l'immigration zéro que Nicolas SARKOZY voulait à plusieurs moments de sa carrière(alors qu'il dément encore aujourd'hui, preuve à l'appui, qu'il a un jour envisagé ce projet). Avant de ternir son image sur le quota de logements sociaux à Neuilly-sur-Seine, que Nicolas SARKOZY ne respecte pas. Le reportage nous montre bien tout de même, qu'il tient à ce que NEUILLY soit réservée à une classe aisée. Sa façon de parler l'éloigne tout de même d'un certain électorat.
Et d'un autre côté Karl ZERO le renforce en montrant l'ancien ministre de l'intérieur tenter de faire le ménage dans des banlieues. Ce que la plupart des gens honnêtes demandent. Le mot racaille, qu'il utilise pour décrire les voyous n'a pas choqué tout le monde.Bien au contraire, c'est ce qui l'a fait estimé de la plupart de ses soutiens.
Karl ZERO fait certainement la même erreur, en parlant de Ségolène ROYAL(qui semble séduite et attirée par le journaliste de canal plus), estimant qu'elle fait du SARKOZY en proposant des encadrements militaires pour réinsérer et rééduquer les délinquants. A partir du moment où les militaires sont honnêtes, à partir du moment où ils emploient les bonnes méthodes, et à partir du moment que les délinquants sont coupables. Je ne vois pas en quoi, c'est stupide de le proposer. C'est même nécessaire, et une bonne idée. Par contre, il ne faut pas considérer tous les jeunes comme des délinquants qui doivent être rééduqués en proposant le retour du service militaire, ou même un service civil obligatoire handicapant pour la carrière de la plupart d'entre eux, et pour les chômeurs assistés qui ne voudraient pas travailler, en mesure d'avoir ce genre d'emplois.

mardi 10 avril 2007

SUNSHINE*


A l'heure où la terre se réchauffe. Imaginer un film qui parle de l'extinction du soleil est déroutant.
Une mission va être chargée de faire exploser une bombe nucléaire à l'intérieur du soleil pour le rallumer, avant d'être déroutée(elle-aussi) vers un autre vaisseau, parti quelques années auparavant.
Cette mission qui se passe au milieu du XXIème siècle semble trop éloignée de notre époque, pour nous toucher et nous intéresser de plus près. Et malheureusement l'on nous soûle de scènes techniques, qui partent dans tous les sens. Seuls les grands scientifiques et les spécialistes peuvent arriver à les comprendre et à suivre. Si bien-sûr, toutes ces manipulations sont exactes, ce qui est loin d'être sûr.
L'on retiendra tout de même les belles scènes de bravoures d'une tristesse déconcertante, mais d'une réelle éfficacité.

lundi 9 avril 2007

LE PRIX A PAYER*



Un film qui met mal à l'aise. Et qui ne donne pas spécialement envie de se mettre en couple ou de se marier(quoique dans ce cas, il semblerait qu'on tente de nous faire comprendre que l'attachement est plus solide, et la séparation plus difficile).

Un homme très riche va être amené à confisquer(sur conseil de son chauffeur)la carte de crédit de sa femme. Et la forcer par la même occasion à s'occuper de lui ponctuellement en échange de rémunérations.

Si l'on ne doute pas une seule seconde, qu'il y a bien des hommes qui maltraitent leurs femmes, et qui peuvent procéder de façon quasi-identiques, pour avoir un pouvoir sur elles. L'on peut être étonné que cette femme ne fasse jouer aucune relation, voire même ne menace pas de divorcer beaucoup plus tôt, pour en contrepartie récupérer la moitié de la fortune de son mari. C'est d'autant plus illogique et improbable, que ce mari n'est pas violent(bien au contraire), ni en relation avec des mafieux.

Il faut donc y voir, une simple comédie distrayante. Ce qui est peu satisfaisant.

Les relations entre le chauffeur(le moins riche), et sa conjointe est plus fine et plus logique. Sa femme refusant d'être une femme objet au service de l'homme, qui l'entretient(dans notamment lors d'une scène où on la voit feinter de lui faire une fellation, pour tester la réaction de son mari).
Malheureusement on a le sentiment, qu'à ce moment il ne connaît pas la femme avec qui il vit depuis plusieurs années. Ce qui est tout aussi difficile à avaler.

D'un côté donc, une femme qui essaye de faire ce qui lui plaît, et de s'épanouir, et de l'autre, son conjoint, qui ne la comprend pas et qui estime que le travail, "c'est faire ce que l'on n'aime pas".

Bien entendu, il y en a qui aime le travail qu'ils font, et qui gagnent de l'argent avec plaisirs. Cette vision pessimiste du personnage, assez symbolique en soi, est vraiment démoralisante. Et malheureusement la part de beaucoup d'individus.

Celà dit, il faut aussi reconnaître, que d'une certaine manière, l'homme ne doit pas être le seul à se tuer au travail. Même si tel était le cas, il n'y aurait certainement plus de chômage

Elle se sert donc de lui, avant tout pour préparer son départ et son indépendance.

Ce que l'on peut dire, c'est que certainement dans des cas, il est possible que l'un des deux conjoints soit le seul à travailler. Pendant que l'autre tente pourquoi pas de s'épanouir(en tout cas espérons-le !) et de percer. Les deux à la longue peuvent être gagnants. Mais il faut aussi en fin de compte avoir une version optimiste de cette société inégalitaire qui a tendance à récompenser trop souvent des gens malhonnêtes et des tricheurs. Le risque est donc de sacrifier l'un des deux.

jeudi 5 avril 2007

ALPHA DOG***


Un film pour ado, pour le moins très efficace. Et qui plus est basé sur des faits et des personnages réels.
ALPHA DOG est une description sans concesion d'une certaine jeunesse et de beaucoup trop de jeunes mal conditionnés(et entraînés par leurs ainés) et attirés(presque par obligation) par le sexe, l'alcool et la drogue, et tout ce qui peut les défoncer.
Le film de Nick CASSAVETES est en soi assez passionnant. Même si l'on doit attendre la superbe et terrible conclusion finale pour être enthousiasmé par son oeuvre, en fin de compte réalisée de façon originale.